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Vestiges historiques Dans la vieille ville, à l'intérieur des anciens remparts, nombre de maisons ont des fondations gallo-romaines, caves voûtées parfois communicant entre elles. Des remparts du xnr siècle, on peut suivre la trace notamment rue ancienne des remparts du nord. Des bâtisses ont été construites, adossées aux murs des fortifications encore visibles, sur les anciens fossés. L'Hôtel de Ville est construit de deux arches sur pilotis. Al' est, il ne reste aucun vestige de la Porte Notre-Dame. Cette grosse tour carrée fut détruite en partie au siège de 1592. Tout près se situait une tour de garde, la Tour du Colombier, en saillie sur le fossé comblé, également détruite aujourd'hui. Derrière ces tours se tenait le prieuré avec ses jardins. Devant la Porte Notre-Dame s'étalait le grand cimetière supprimé au siècle dernier lors de la démolition de l'ancienne église. On y découvrit des sarcophages (1860) conduits au Musée de Bourges. A l'ouest de la Porte Notre-Dame, et au sud de la ville, la porte Beurrière devait son nom au marché tout proche. Le nom est resté à la place de proximité. Cette porte servait de péage. Une prison existait dans une tour au xvr siècle et fut remplacée par la citadelle. Il reste une maison dite "de la Citadelle et une tour prismatique, forteresse détruite en partie en 1779". Avec ses matériaux, on construisit la cure, face à cette maison de la Citadelle, au 18, rue de la Croix Blanche, maison avec perron, encore bien conservée à ce jour. Cette maison fut, après la cure, destinée à l'officier de gendarmerie. C'est alors que la prison fut transférée à la tour Sainte-Catherine àproximité des remparts du nord: tour carrée avec échauguette qui servit de prétoire à la prévôté en 1737. Avant cette date, la salle du premier étage servait d'auditoire. En 1795, elle devint la maison d'arrêt du district. Entre la rue des Remparts du nord et la rue Notre-Dame, existaient de nombreuses maisons d'époque disparues progressivement en particulier les emplacements datant du XIV. siècle situés entre la cour Ménard et le passage de la cour Sainte-Catherine. Certains toits rénovés témoignent encore de l'époque. Les murs recrépis, les tours entretenues sont en bon état, témoins la tour Jeanne d'Arc, située dans une cour devenue privée, la tour Sainte-Catherine, la tour de la Citadelle, derrière la Poste. On parvient à la tour Jeanne d'Arc d'époque Renaissance par un porche au plafond de bois; on découvre un bel escalier de pierre et une porte sculptée dans la pierre. Dans la même rue Notre-Dame, presque face à l'église du XI" siècle, un immeuble de plusieurs logements, au rez-de-chaussée en pierres, fut rasé dans les années 1950, faisant place au parking de la place du Commerce. Reste seul vestige de ce Moyen-Age, "une maison d'angle sur base en pierre, avec un étage en bois débordant porté sur des corbeaux en pierre à plusieurs ressauts" (Buhot de Kersers). L'église Saint-Martin, vieille église romane du XI" siècle de valeur égale à celles des communes du canton fut rasée en 1860. La vétusté en fut la raison majeure. A la lecture des délibérations des Conseils Municipaux successifs depuis 1830, on sait que la charpente est en mauvais état et devient un danger pour les fidèles. L'estimation des travaux de réfection en 1840 dépasse largement le prix de la construction d'une nouvelle église. De plus, son exiguïté et la proximité de la halle pour abriter le marché aux blés, construite à six mètres, en 1848, toutes ces raisons contribuent à la décision de démolition. A l'ouest, se situent l'Hôtel-Dieu et la chapelle Saint-Sébastien. On dit qu'une maison existerait encore portant sur sa clef de voûte la date de 1302... La rue Notre-Dame et la rue SaintJacques étaient les seules rues de la ville dans l'enceinte des fortifications. La rue Saint-Jacques partait de la rue Notre-Dame longeait les remparts de l'ouest et revenait devant l'église face aux bâtiments des boucheries, vers la cour Sainte-Catherine. Elle devait son nom à la chapelle Saint-Jacques desservant l'école préceptorale créée en 1499. Chapelle et école n'existent plus aujourd'hui. De la porte Saint-Martin, située à l'autre extrémité de la rue Notre-Dame à hauteur de la rue des Soupirs, il ne reste aucun vestige. Elle fut démolie eh 1784. Extrait du livre "Sancoins mon village" de Robert Valentin
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